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Code IATGO
Espèce Jatropha gossypiifolia
Auteurs L.
Famille Euphorbiaceae
Description synthétique Petit buisson atteignant 3 m de hauteur aux tiges épaisses, succulentes, contenant un latex blanc, poisseux et portant des poils glanduleux épais, présents également sur les pétioles et le bord des feuilles. Feuilles simples, alternes rapidement caduques, présentes essentiellement à l’extrémité des tiges, portées par un pétiole long de 3 à 15 cm. Limbe cordé à la base, long et large de 3 à 20 cm, de 3 à 5 lobes profonds, de couleur verte ou pourpre, luisant. Fleurs mâles et femelles distinctes en grappe à l’extrémité des tiges. Fleurs mâles et femelles avec sépales aigus verts et pétales obovales pourpres. Fleur mâle de 8 à 10 étamines. Fleur femelle avec un gros ovaire trigone. Les fruits sont des capsules oblongues à 3 loges proéminentes de 1,2 cm de long et d’1 cm de section, contenant 3 graines foncées ovoïdes de 0,8 cm de longueur. L’espèce est souvent confondue avec le Ricin (Ricinus communis).
Biologie Cette plante pérenne et grégaire se disperse par autochorie (le fruit explose à maturité et projette les graines), ce qui entraîne la formation de taches de quelques m² à quelques ares. Les graines sont aussi transportées par l’eau, la boue sur les véhicules et les machines ou les poils des animaux. Elles peuvent rester viables dans le sol pendant plus de 10 ans. Après 2 ans, on observe un premier pic de floraison et de fructification en saison des pluies suivi d’un deuxième en saison sèche. Le Faux ricin émet aussi des rejets à partir des racines. Les fragments de tige continuent de produire des organes de reproduction et peuvent bouturer plusieurs mois après la coupe. Le feu favorise la germination des graines.
Origine Originaire d’Amérique tropicale.
Répartition Mondiale Jatropha gossypifolia est une peste dans beaucoup de régions tropicales (Inde, Afrique, Indonésie, Floride, Pacifique, Australie).
Nuisibilité Générale Plante non appétée du fait de la toxicité de ses graines (problèmes digestifs, neuromusculaires et respiratoires).
Nuisibilité Nouvelle Calédonie Introduite comme plante ornementale sur le territoire au début du 20ème siècle, elle infeste, en taches éparses formant des peuplements denses et quasi monospécifiques, les pâturages de la côte nord-ouest jusqu’à 100 m d’altitude (Voh, Ouaco). On observe quelques autres foyers d’infestation sur le territoire à surveiller. La plante affectionne les bas-fonds argileux en bord de creek.
Bibliographie Blanfort V., Desmoulins F., Prosperi J., Le Bourgeois T., Guiglion R. & Grard P. 2010. AdvenPaC V.1.0 : Adventices et plantes à conflit d'intérêt des Pâturages de Nouvelle-Calédonie. IAC, Cirad, Montpellier, France, Cédérom. http://idao.cirad.fr/applications.
Liens Web http://www.issg.org/database/species/ecology.asp?si=1333&fr=1&sts=sss&lang=FR
http://www.ars-grin.gov/cgi-bin/npgs/html/taxon.pl?20696
http://www.tropicos.org/Name/12802174
http://idao.cirad.fr/species?search=all
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