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Code RIICO
Espèce Ricinus communis
Auteurs L.
Famille Euphorbiaceae
Description synthétique Arbrisseau robuste atteignant 4 m de haut à tiges ramifiées glabres et à larges feuilles. Feuilles simples, alternes, portées par un long pétiole de 10 à 30 cm, avec à la base de longues stipules engainantes, caduques, laissant une cicatrice autour de la tige. Limbe à contour palmé, de 10 à 30 cm (parfois 60) de diamètre, de 6 à 11 lobes profonds se terminant en pointe et à marge dentée. Face verte à rouge, glabre. Ecrasées, les feuilles dégagent une odeur nauséabonde. Fleurs regroupées en épi terminal, avec des fleurs mâles (3 à 5) en position inférieure et les femelles (1 à 7) au sommet de l’inflorescence. Le fruit est une capsule sphérique verte à rouge de 1,5 à 2,5 cm de diamètre, recouverte d’épines molles, divisée en 3 compartiments contenant chacun une graine lisse, noire ou marbrée à maturité de 8 x 14 mm. L’espèce est parfois confondue avec le Faux ricin (Jatropha gossypifolium).
Biologie Le Ricin est une espèce pérenne se dispersant par autochorie : le fruit explose violemment à maturité et projette les graines à plusieurs mètres. Les graines peuvent aussi être transportées par les oiseaux granivores, l’eau et par la boue adhérant aux animaux et aux véhicules. La graine peut rester en dormance plusieurs années et germer à la faveur de perturbations. La floraison peut survenir dès la fin du mois de décembre et s’étale sur la saison des pluies, suivie de la fructification à partir de mai. Le cycle de développement est très rapide.
Origine Originaire d’Afrique et d’Asie.
Répartition Mondiale Ricinus communis est désormais répandu sur l’ensemble des tropiques, largement disséminé par l’homme qui le cultive pour son huile et comme plante ornementale.
Nuisibilité Générale Il fait partie des 300 espèces envahissantes majeures de l’Australie tropicale, de l’Océan Indien et de l’Océanie dont la Nouvelle-Calédonie. La plante est rarement consommée par le bétail du fait de l’odeur de ses feuilles qui sont légèrement toxiques. Par contre les graines sont extrêmement toxiques, voire mortelles, en particulier pour l’homme et le cheval, mais aussi pour les bovins avec des symptômes digestifs, circulatoires, sanguins, neuromusculaires, respiratoires.
Nuisibilité Nouvelle Calédonie Il a été introduit au milieu du 19ème siécle. Il envahit fréquemment les bords de rivières et de creeks et à partir de ces foyers d’infestation il peut s’étendre sur les pâturages avoisinants.
Bibliographie Blanfort V., Desmoulins F., Prosperi J., Le Bourgeois T., Guiglion R. & Grard P. 2010. AdvenPaC V.1.0 : Adventices et plantes à conflit d'intérêt des Pâturages de Nouvelle-Calédonie. IAC, Cirad, Montpellier, France, Cédérom. http://idao.cirad.fr/applications.
Liens Web http://www.issg.org/database/species/ecology.asp?si=1000&fr=1&sts=sss&lang=FR
http://www.tropicos.org/Name/12800093
http://www.ars-grin.gov/cgi-bin/npgs/html/taxon.pl?31896
http://idao.cirad.fr/species?search=all
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